1) La phase 2 du chantier de remédiation vient de débuter il y a quelques jours, étonnamment avant même que le CODERST ait rendu son avis le7 juillet (est-ce légal ? ), et il y a déjà des émanations anormales et incontrôlées dans une bonne partie de l’agglomération qui subit une puanteur d’hydrocarbures soufrés.
2) Lubrizol reconnait un ” dysfonctionnement ” et en met sans vergogne la responsabilité sur l’entreprise intervenante ( merci pour eux ) et sur la météo, alors qu’ils indiquent ne pas savoir, à cette heure, l’origine du problème, ce qui est contradictoire ! La vraisemblance est le cadet de leurs soucis.
3) Une chose est certaine : leur chantier de remédiation dysfonctionne déjà et libère des substances chimiques à des kilomètres de distance. Comment ne libèrerait t’il pas des fibres d’amiante en même temps ?
Savent-ils quelles substances chimiques sont libérées et en quelles concentrations ? Probablement oui, mais on peut leur faire confiance pour ne jamais nous en informer. Des mesures qualitatives et quantitatives de cette pollution ont-elles été réalisées ? Si oui, quels en sont les résultats ? Sinon, pourquoi ?
4) La DREAL leur a fait une petite visite. Mais qu’attendre de ce service de l’Etat, dont les dossiers communiqués au CODERST, ni publiables ni communicables, sont systématiquement assortis d’avis ” favorables ” ?
5) Il est également certain que, grâce à la complaisance généralisée, le redémarrage imminent de la très importante et dangereuse unité de production de dispersants, dans des conditions techniques dégradées du fait des conséquences de l’incendie, va ajouter les difficultés, la précarité et les risques de cette co-activité, au chantier de remédiation. Tout individu sensé le comprend aisément, mais pas la majorité des membres du CODERST !
Conclusion : il va nous falloir beaucoup de chance pour passer cet été sans accident ni pollution majeure.